Portrait étudiant : Sébastien

On vous présente Sébastien, un étudiant de la première cohorte de mai 2021. Début trentaine, il a entendu parler du campus par un membre du personnel du Centre communautaire et résidentiel Jacques-Cartier à Québec. On voulait en apprendre davantage sur son parcours.

 

42 Québec : D’où viens-tu, Sébastien?

Sébastien : Je suis originaire de la Côte-Nord. Il y a quelques années, j’ai déménagé dans la ville de Québec pour être plus près de ma famille, de ma mère.

 

42 : Avais-tu déjà étudié en informatique?

Oui, j’ai étudié en informatique avant. Ensuite, j’ai eu une période difficile, un épuisement dans ma vie ; je me suis éparpillé et j’ai dû me reprendre en main. Je me suis impliqué dans beaucoup d’activités sociales depuis.

 

42 : Quels sont tes passe-temps?

Je me suis beaucoup impliqué dans le communautaire. Par là, j’ai touché à la menuiserie, au cirque, des activités sociales comme des sports et j’aime beaucoup la programmation de jeux. J’ai fait de la bande dessinée amateur, je dessine souvent. J’ai aussi fait du théâtre amateur, et de la danse-thérapie en plus de faire de la musique : j’ai même enregistré une chanson quétaine d’amour sur un album. (rires)

 

42 : Un vrai parcours artistique! Et pourquoi le code?

Je suis un artiste à temps partiel (rires). Du code, c’est pas juste logique, c’est un processus créatif. On peut comparer à un puzzle : tu commences à coder et tout se place dans ta tête. Comme si tu commençais à jouer du piano : tu te laisses aller et ça fonctionne. En fait, les jeux vidéo m’ont amené au code. Je me suis dégêné dans la vie par l’envie de faire des jeux vidéo. J’avais une gêne morbide, c’est encore un gros combat.

Pour l’instant, ce qui m’amène à 42, c’est mon envie de créer des jeux vidéo. J’apprends le code pour ça, mais je me garde des portes ouvertes… Peut-être qu’au final je n’irai pas dans le domaine des jeux vidéo, je ne sais pas. Chose certaine : j’aime aider les autres, je me découvre des compétences en dehors du code.

Les étudiants de 42 Québec ont tous un parcours différent, mais on a tous beaucoup d’ambition. On se rejoint dans un même objectif, notre volonté de se réorienter.

 

42 : Qu’est-ce que tu aimes le plus à 42?

Ici, je me sens libre. Je me rappelle avoir regardé le site Web de 42 Paris il y a longtemps et m’être dit : « Ça va être trop intense pour moi! » Et finalement, c’est plus libre que ce que je pensais : je n’ai pas besoin de sacrifier trop de choses dans ma vie pour faire mon temps plein à 42 Québec, et c’est plus sain comme ça. Avec l’aide financière du PRATIC aussi, c’est vraiment incroyable, ça facilite la vie : j’ai saisi une opportunité réaliste de faire quelque chose dans la vie sans prendre de risques trop élevés. Sinon, il y a le travail d’équipe, les belles relations, la collaboration. Et les bureaux sont beaux, modernes. Il y a de la couleur partout, ça m’inspire. Et tant qu’on a de l’initiative, on a toujours de l’aide. Moi, je suis hypersensible. Ici, je me sens écouté, je suis confortable.

 

42 : Et ton expérience de la Piscine, peux-tu nous en parler?

La première semaine a été difficile, mais j’étais décidé à rester. Il fallait que j’apprenne à me gérer, à m’écouter plus. Je devais aussi aller vers les autres. Je me disais : « Demain, je parle avec les autres. » Et j’ai réussi à le faire. Je changeais souvent de place pour varier mes interactions. Ici, on n’est pas en compétition, je l’ai compris. La Piscine, c’est le pire scénario de rush, mais c’est une étape importante : ça ressemble à une situation réelle en milieu de travail. Je garde un beau souvenir de ça – une fois que c’est fait! L’entraide permet de passer à travers ce type de situation. Maintenant, je sais que je pourrai repasser à travers une période de rush à mon futur travail justement parce que j’ai réussi la Piscine.